jeudi 2 juillet 2009

Lecture sous le parasol...

L’été est là et les vacances approchent à grands pas. Vous voilà donc avec de longues journées de détente-transat et leur incontournable compagnon de distraction : le livre de l’été. Pour ne pas vous poser la sempiternelle question "quel roman emporter dans mes bagages ?", voici une sélection qui plaira au plus grand nombre : de l’inévitable polar au grand roman-fleuve, en passant par les classiques. Bonne lecture !


Rassurez-vous tout de suite : on peut vivre des instants agréables de lecture sans être obligé de digérer le dernier Guillaume Musso ou Marc Levy. Et les choix sont multiples, en commençant par le genre favori des estivaux : le polar. Robin Cook et son opus "Erreur fatale" vous promettent de bons moments. Cet ancien médecin aborde un sujet qu’il connaît bien : l’erreur médicale. Le Dr. Bowman soigne des patients plutôt triés sur le volet, mais sa belle carrière est menacée lorsqu’il est accusé du décès d’une de ses patientes qu’il aurait négligée. Il fait alors appel à son beau-frère, médecin légiste, pour l’aider dans ses démêlés judiciaires. Mais dès la demande d’autopsie du corps, l’affaire prend un tournant inattendu. Une intrigue bien menée, un livre très documenté que l’on aura du mal à lâcher avant la fin.


Autre histoire haletante et qui a remporté le prix du meilleur polar européen : "La mort, entre autres" de Philip Kerr. Nous sommes en 1949, en pleine reconstruction allemande. Bernie Gunther, ancien SS enrôlé de force, devient détective privé. Il est alors engagé par une cliente sulfureuse qui lui demande de vérifier que son mari est bel et bien mort. Le voilà embarqué dans une traque dangereuse où apparaissent toutes les facettes d’une Allemagne d’après-guerre. Vous n’avez toujours pas été contaminé par le virus "Millénium" ? Alors, profitez de ces longs mois de vacances pour vous plonger dans la trilogie de Stieg Larsonn. Toujours classées parmi les meilleures ventes en France comme en Italie, les aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander vous feront passer quelques nuits blanches !


Des histoires d’exception…

Dans son roman "D’autres vies que la mienne", Emmanuel Carrère prend le parti de relater des histoires vraies qui ne sont pas les siennes, mais celles d’hommes et femmes qui ont un jour croisé son chemin. Il prête ainsi sa plume pour raconter la vie de Juliette, 4 ans, emportée par le tsunami au Sri Lanka. Mais aussi de la sœur de sa compagne décédée d’un cancer à 33 ans et bien d'autres. Emmanuel Carrère ne tombe jamais dans le pathos, mais sait décrire avec justesse la beauté des relations humaines. Un livre bouleversant, plein d’humanité et qui force le respect.


"Le cœur cousu" de Carole Martinez est un conte à la limite de la magie dans l’Espagne du XIXe siècle. On découvre l’histoire de la famille Carasco dont la mère Frasquita, jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, doit fuir son village avec ses sept enfants. Cette femme dotée du pouvoir de donner vie aux tissus qu’elle coud a transmis ses dons surnaturels à ses enfants. Une fresque familiale palpitante aux couleurs de "Cent ans de solitude" de Garcia Marquez.


Révisez vos classiques

En juin, le monde des lettres a fêté le cinquantième anniversaire de la mort d’un homme exceptionnel qui connut une vie courte, mais ô combien remplie. Ainsi, Boris Vian, centralien et ingénieur, fut à la fois chanteur, auteur, romancier, critique et musicien de jazz. Malgré cette diversification, l’écriture est toujours restée son mode d’expression favori. Se replonger dans les œuvres de cet amoureux des mots est un bonheur exquis. Citons parmi les plus célèbres "L’écume des jours", dédiée à sa première femme, "L’arrache-cœur" qui n’eut aucun succès de son vivant, mais aussi toutes les œuvres qu’il rédigea sous le pseudo de Vernon Sullivan tel que "J’irai cracher sur vos tombes", thriller à l’américaine qui fit scandale.

mardi 5 mai 2009

Trahison au pays de la pizza

Vous connaissiez la machine à café, le distributeur de confiseries ou de boissons fraîches, voilà que débarquera bientôt sur la péninsule la première machine à fabriquer des pizzas en trois minutes chrono pour une poignée d’euros. Et lorsque l’on apprend que son inventeur est…italien, cela fait grincer quelques dents. Retour sur ce symbole de l’Italie qu’est la pizza.

Difficile de déterminer le lieu et l’origine exacte du terme « pizza ». De l'Égypte à la Grèce, en passant par l'Italie, toutes les civilisations méditerranéennes se sont nourries d’une pâte à base d’un mélange d’eau et de farine. Ce n’était au début qu’une simple fougasse mais c’est l’arrivée de la tomate sur le continent européen dès le XVIe siècle qui va changer la donne. Après une période de méfiance la tomate fait une entrée triomphante dans la cuisine italienne et surtout napolitaine. Il faut attendre les débuts du XVIIIe siècle pour que cet aliment soit déposé sur le disque de pâte et que naisse la pizza. Entre le XVIIIe et le XIXe siècle la pizza s'impose comme le plat préféré du peuple napolitain, faisant partie intégrale de la tradition culinaire de cette ville avant sa diffusion planétaire.

Technologie contre tradition
Claudio Torghele est donc l’inventeur de la machine à pizza baptisée « Let’s pizza ». Cet appareil utilisant une technologie mise au point par des chercheurs de l’Université de Bologne est assez révolutionnaire. En moins de trois minutes elle mixe eau et farine, étale un disque de pâte, étend la sauce tomate, dispose les ingrédients présélectionnés et fait cuire l’ensemble dans un four à infrarouge. Son inventeur aime à déclarer : « ce n’est pas un simple distributeur de pizzas mais une mini-pizzeria ». En effet, une vitre sur la machine nous permet de découvrir le processus de fabrication plus digne des « Temps modernes » de Chaplin que du coup de main prodigieux du pizzaiolo en bas de chez nous !
Pour Claudio Torghele, cette machine répond à une demande toujours croissante de nourriture rapide à moindre coût : elle est disponible 24h /24h, les produits sont frais et les prix abordables (environ 5 euros la pizza). Une réponse à la crise ?
Mais les représentants des 25 000 pizzaiolos en activité en Italie ne le voient pas de cet œil. Quid du temps de levage de la pâte, de l’habilité du pizzaiolo et du four à feu de bois ? Ce n’est pas tant la concurrence que ces professionnels craignent mais plutôt que cet appareil ne vienne à banaliser un produit qui fait partie du patrimoine gastronomique du pays. La pizza reste le symbole du « made in Italy » avec des méthodes codifiées et certifiées, il serait dommage qu’elle ne devienne un produit de consommation rapide pour des citoyens fauchés.

mercredi 8 avril 2009

Petite histoire de la Fiat 500

C’est au récent Salon Mondial de l’Automobile à Genève que Fiat a levé le voile sur la dernière version de la Fiat 500 : la Fiat 500 C (C pour cabriolet). Année après année, jamais une petite cylindrée n’aura connu un tel engouement du public. Alors, du nouveau cabriolet à la Topolino des années 1930, voici l’histoire de la voiture préférée des Italiens.

La sortie de la première Fiat 500 en 1936 fut d’abord un défi : commercialiser une voiture populaire, petite, économique et qui puisse être vendue à moins de 5.000 lires. C’est le sénateur Agnelli, alors président de Fiat, qui charge son chef de bureau d’études, Dante Giocosa, de concevoir ce nouveau modèle. Dénommée Fiat 500 A, elle fut aussitôt rebaptisée par les Italiens Topolino*, en raison de sa ressemblance avec la voiture de Mickey.Ainsi naquit la plus petite voiture au monde construite en grande série : moteur 13 CV, 4 vitesses, 85 km/h, consommation de 6 l/100km et deux passagers maximum à bord. Il en sortira plus d’un demi-million d’exemplaires jusqu’en 1955, date d’arrêt de sa production. Son succès fut immédiat malgré son prix revu à la hausse (9.000 lires) et ses caractéristiques, somme toute, rustiques.

Dans les années 1950, Fiat souhaite proposer une voiture biplace à vocation urbaine pour se distinguer de sa grande sœur, la Fiat 600, voiture familiale des Italiens par excellence. Cette tâche est à nouveau confiée à Dante Giocosa qui s’est fixé comme objectif de construire une voiture ultra légère, simple et facile d’entretien.En juin 1957, la Nuova 500 est présentée au public. Ses caractéristiques techniques sont modestes (13 CV, vitesse maxi de 85 à 100 km/h) mais son agréable forme ronde, son toit décapotable, sa maniabilité et sa tenue de route font tilt. Son aspect trop spartiate va cependant nuire à son succès : seulement deux sièges et une banquette en bois à l’arrière, pas de chromes rutilants tellement prisés par les conducteurs, pas d’enjoliveurs aux roues qui affichent leurs vis apparentes. Ses détracteurs parlent d’un scooter amélioré.Mais au fil des années, Fiat va adapter ses modèles et les améliorer en déclinant de nouvelles versions telles que la Fiat Sport avec un toit rigide et ses fameuses couleurs blanc et rouge, la Gardiniera plus familiale et rallongée de 10 centimètres ou encore la 500 Lusso qui se distingue par des finitions raffinées.La 500 devient rapidement la voiture des femmes. Et si dans les années 1950 elle représentait l’image de l’Italie modeste, elle s’est rapidement transformée en un symbole de la bourgeoisie chic pour devenir aujourd’hui un objet culte et tendance.Plus de 3,5 millions de véhicules seront vendus jusqu’en 1975, année où la Fiat 500 prendra sa retraite, concurrencée par un nouveau modèle du même constructeur : la 126.
Article publié sur le site "lepetitjournal.com" le 8 avril 2009
*Topolino est le nom donné à Mickey en italien, qui signifie également "petite souris".

jeudi 2 avril 2009

"Syngué sabour" d'Atiq Rahimi aux éditions P.O.L

Qu’est-ce donc que cette syngué sabour ? Cette pierre de patience qui selon la mythologie perse sert de défouloir à nos malheurs, nos souffrances et tous nos secrets.
Dans ce livre, la pierre prend la forme d’un homme allongé sur un matelas, inerte, un tube dans la bouche qui l’alimente. A ses côtés, son épouse qui veille sur ce combattant d’Allah dans le coma depuis qu’il a reçu une balle dans la nuque.
D’abord désemparée de se retrouver seule et abandonnée par sa famille en pleine guerre, elle va peu à peu prendre conscience de son corps et de sa pensée pour finalement se révolter, crier sa haine et dire : « Cette voix qui émerge de ma gorge, c'est la voix enfouie depuis des milliers d'année ».
Ce roman aborde tous les aspects de la difficulté d’être une femme musulmane : sexualité frustrée, plaisir proscrit, violence et droits absolus de l’époux et des hommes en général.
L’auteur, Atiq Rahimi a choisi de traiter ce sujet à travers les yeux d’une femme martyr sans jamais lui attribuer un prénom comme pour accentuer l’aspect universel de ce thème : elle pourrait s’appeler Aïcha, Maria, Martine ou Jenny.
Mais attention, selon la légende la syngué sabour finit par éclater une fois pleine de nos secrets pour nous en délivrer, éclatement parfois tragique comme la fin de ce roman.

jeudi 26 mars 2009

"La cage aux lézards" de Karen Connelly aux éditions Buchet-Chastel

Il est sans doute un peu tard pour parler de ce livre publié voilà maintenant un an, mais on ne pourrait faire l’impasse sur cet ouvrage bouleversant dont la presse a si peu discouru.
D’autant plus remarquable qu’il s’agit du premier roman d’une jeune canadienne traduit de l’anglais, jusque là inconnue. L’histoire se déroule en Birmanie au sein d’une prison de haute sécurité à Rangoon. Teza, jeune chanteur condamné à vingt ans d’isolement pour avoir écrit des chansons contre le régime au pouvoir, nous fait partager le quotidien, la violence et la haine qui règne dans les prisons birmanes. C’est aussi l’histoire d’une amitié qu’il noue avec un enfant travaillant dans ces lieux.Livre poignant, d’une extrême violence, très documenté (l’auteure a passé deux ans à la frontière de la Birmanie et de la Thaïlande, parmi les dissidents de la junte de Rangoon) qui nous livre également des éléments des valeurs bouddhistes. Mais c’est aussi un récit plein d’espoir, de compassion et d’humanité.

lundi 16 mars 2009

Développer son réseau



En France, 50% des embauches se font par réseau. Au même titre que la formation et l’expérience, le réseau est devenu aujourd’hui un élément clé dans la recherche d’emploi.
Comment fonctionne ce marché caché et comment peut-on le développer ?


Comment définir un réseau ? En résumé, c’est l’ensemble des personnes de notre entourage qui par leur position dans une entreprise ou la connaissance d’un domaine particulier peuvent faire avancer une recherche d’emploi. Mais attention à ne pas confondre piston et réseau ! Recommander quelqu’un sur un pseudo lien de parenté plutôt que sur des compétences professionnelles n’est plus dans l’air du temps.
Comment procéder ? Nous avons tous des relations, l’essentiel est de bien savoir les cibler. Dressez une liste de vos connaissances parmi vos amis, parents, voisins, anciens collègues ou camarades de promotion, vos activités extra professionnelles. Evaluez ce que chacun peut apporter à votre recherche et contactez-les. Attention votre démarche doit être cohérente : déterminez bien l’objet de votre prise de contact et ne mettez pas en position difficile votre relation en lui demandant un service pénible à réaliser. A bannir absolument : « je cherche un travail, peux-tu m’aider ? ».
Ainsi, par ce procédé, vous pourrez être informé des postes vacants, de la ligne direct d’un interlocuteur sans passer par sa secrétaire. Vous pourrez également avoir des informations bien précises sur un secteur, transmettre un CV, solliciter un entretien.

Le secours d’internet
A l’instar de Facebook, les pros du réseau ont aussi créé leur communauté sur internet et développé ce que l’on nomme communément la networking attitude.
Le plus célèbre d’entre eux est Linkedin. Né aux Etats-Unis en 2003, il regroupe aujourd’hui plus de 31 millions d’utilisateurs dans 120 pays. Son concurrent est français et se nomme Viadeo. En place depuis mars 2007 en Italie, il compte déjà 2 millions de transalpins inscrits et 12 000 contacts entre membres par jour.
En vous inscrivant sur ses sites vous aurez droit à votre espace perso (photo, détails professionnels, CV…). Vous construirez ensuite autour de vous une chaîne de relations en invitant d’autres membres pour demander des conseils, proposer un partenariat, partager des expériences, bref développer des relations professionnels.
Devant le succès de ses sites, leurs créateurs ont depuis mis en place des partenariats avec des services d’aide à l’emploi ou des journaux de presse spécialisés pour pouvoir y diffuser des offres d’emploi.

Pour conclure, sachez qu’un réseau n’est jamais acquis, cela devient un état d’esprit et exige une relation de réciprocité : on vous a aidé, n’oubliez pas de renvoyer l’ascenseur.
Faites en sorte que l’on soit informé de votre évolution et suivez l’évolution des autres. Un réseau se fonde sur l’estime des compétences de chacun et sur l’échange.

lundi 9 mars 2009

Voyage culinaire en Sardaigne et Sicile

Certes on ne mélange pas les torchons et les serviettes, mais les cuisines sarde et sicilienne ont tellement de points communs que je ne saurais vous parler de l’une sans l’autre.
L’héritage des peuples ayant occupés ces deux îles est très présente dans leur cuisine, chaque conquérant passé sur ces lieux a cédé un élément de son patrimoine culinaire. Les grecs nous ont laissé les oliviers, le miel et surtout le vin, les romains ont marqué leur passage avec la soupe aux fèves, les saucisses et surtout le boudin dont ils étaient friands. Mais c’est sans doute l’influence arabe qui a le plus imprégné la Sardaigne et la Sicile avec l’emploi d’anis, de sésame, de cannelle de fleur d’oranger…
Quelles sont donc les caractéristiques culinaires communes aux deux îles ?


Tout d’abord, le pain. Cet aliment est le pivot de l’alimentation sarde, comme en témoigne la grande variété de produits. Il a une fonction symbolique très forte puisque chaque pain représente un moment de fête ou un signe de bon augure. Le plus célèbre reste le carasau ou « carta da musica », en raison du bruit que l’on fait en le mangeant. Réalisé avec du blé d’azyme ou de la farine de malt, il est constitué de feuilles circulaires croquantes et très fines. Citons aussi le civraxiu : rond et grand, sa croûte est croquante et sa mie très molle ou le moddizzosu, pain de forme circulaire très tendre parfaitement adapté pour le fromage et les saucisses. En Sicile, le pain ne manque jamais sur les tables mais on s’en sert également pour les soupes, les boulettes et les farces.
Comment ne pas parler de leurs vins ! Toutes deux, peuvent se targuer d’une très ancienne tradition vinicole qui fournit des vins de grande qualité. L’ensoleillement et le sol volcanique de la Sicile sont extrêmement favorables à la vigne. Le vignoble palermitain propose des crus variés comme le zucco, le corvo ou le regaleati. Les blancs de l’Etna sont aussi très connus. Et n’oublions pas le Moscato di Syraccus, blanc muscat sec et délicieux, le Faro, vin rouge à la robe rubis de la province de Messine et enfin le Morsalo doré, vin de dessert.
Quant à la Sardaigne, le Cannonau (son rouge le plus célèbre), le Malvoisie, le Vermentino (vin blanc sec au goût légèrement amer et au parfum délicat) et le Nuragus, ont déjà fait la réputation de l’île.
Et puis parlons de leurs fromages : caciocavallo, pecorino et primosale pour la Sicile, autre pecorino, fiore sarde et fresa pour la Sardaigne. Et que dire de la pêche, variée et abondante (thon, sardine, anchois, espadon, langouste, crevette) …
Mais ces deux perles de la Méditerranée se distinguent aussi par une cuisine originale qui leur est propre. Les sardes se caractérisent par des plats tels que, les petites fêves aux lards ou les fai e allu (fêves à l’ail). Les malloreddus (ou gnocchis sardes en forme de coquilles vides) sont très prisés, ainsi que les culurjoni, ravioli de formes variées préparés avec de la semoule et farcis de ricotta, bettes, pommes de terre et safran.

La Sicile est connue pour sa caponata, sorte de ratatouile de légumes à base d’aubergines, poivrons céleris, olives ail et câpres. Mais j’aimerais lui apporter une mention spéciale pour ses « douceurs »…Entrer dans une pâtisserie sicilienne c’est franchir le seuil d’un monde aux mille parfums et couleurs. Les ingrédients de base sont le miel, la ricotta, les amandes et les pistaches. Et que déguste-t-on ? Le massepain ou pasta reale, recette transmise par les maures au XIIIe siècle à des religieuses, est une sorte de pâte d’amande à laquelle on donne la forme souhaitée puis que l’on colore et fait briller avec de la gomme arabique. La cassata, consommée à l’origine à Pâques est une espèce de biscuit (pan di Spagna) mélangé à du chocolat, de la ricotta et garni de fruits confits. Et bien sûr les cannoli, ces rouleaux de pâte feuilletés que l’on rempli de ricotta, pâte d’amande et pistaches.